Chimie, génétique, acariens… : comment lutter durablement contre les nématodes à galles ?

Dans le cadre d’une stratégie de protection des cultures maraîchères, la question n’est plus seulement de savoir comment éliminer les ravageurs, mais comment maintenir une protection efficace sur le long terme. Entre l’érosion des solutions chimiques et le contournement des résistances génétiques, les producteurs doivent repenser leurs modèles. Quel levier choisir pour garantir la pérennité de votre exploitation ?

LE FLÉAU INVISIBLE : COMPRENDRE LES NÉMATODES À GALLES

Les nématodes du genre Meloidogyne figurent parmi les bio-agresseurs les plus redoutables en maraîchage. Leur mode opératoire est aussi discret que dévastateur : les larves pénètrent les racines pour se reproduire, créant ainsi les galles.

L’impact sur la culture est immédiat : la sève est détournée au profit du parasite, ce qui entraîne une mauvaise absorption des nutriments, le flétrissement des plants et, dans les cas les plus graves, une perte totale de rendement.

PRESENTATION DES PRINCIPAUX LEVIERS DE LUTTE CONTRE LES NEMATODES

1. Le levier chimique : une solution en déclin

Historiquement, la chimie a été le premier rempart. Cependant, ce levier n’est plus jugé durable aujourd’hui pour trois raisons majeures :

  • Réglementation stricte : De plus en plus de molécules sont interdites (Retrait des AMM).
  • Impact écologique : La stérilisation des sols détruit la biodiversité utile et dégrade la santé globale du terroir.
  • Évolutions sociétales : Les attentes des consommateurs et les cahiers des charges (Zéro résidu, Bio) excluent désormais ces pratiques.

2. Le levier génétique : un confort qui atteint certaines limites

L’utilisation de porte-greffes résistants est une solution efficace qui offre un confort de travail indéniable (pas d’intervention post-plantation). En revanche, les populations de nématodes s’adaptent avec le temps et finissent par contourner la résistance.

Au fil des saisons, la génétique est de moins en moins efficace, laissant les producteurs démunis face à des souches de nématodes « résistantes aux résistances ».

Pour conserver l’efficacité des portes-greffes résistants, il devient indispensable de coupler la solution à d’autres leviers, comme par exemple, l’usage d’auxiliaires de cultures.

3. Utilisation des auxiliaires : ByeNematode® ou l’acarien mangeur de nématodes à galles

Contrairement aux deux leviers précédents, l’introduction d’acariens prédateurs avec ByeNematode® apporte une réponse active et dynamique.

On ne se contente plus de « bloquer » ou de « stériliser » : on déploie une armée de chasseurs qui traquent les nématodes directement dans la rhizosphère.

Le combo gagnant : la stratégie qui semble la plus robuste aujourd’hui repose sur le couplage. Utiliser la génétique pour protéger la plante tout en introduisant des acariens pour assainir le sol et créer ainsi une double barrière de sécurité.

POURQUOI L’ACARIEN EST LA SOLUTION NEMATICIDE LA PLUS DURABLE ?

La force de la lutte par les acariens réside dans le principe du « gîte et du couvert ». Une fois installés dans un sol favorable (le gîte) et disposant de proies (le couvert), les acariens ne font pas que passer : ils s’installent.

Un système d’entretien longue durée

Contrairement aux nématicides chimiques ou génétiques, les populations d’acariens sont des organismes vivants et mobiles. La présence de nématodes dans le sol permet à ces précieux auxiliaires de se nourrir, de se reproduire et de proliférer dans les sols.

Cette capacité d’installation permet à la solution ByeNematode® de durer dans le temps. Les acariens régulent progressivement les populations de ravageurs, particulièrement lors des pics de développement où l’impact sur les cultures est le plus critique. En utilisant ces auxiliaires, vous déployez de véritables gardiens du sol actifs 24h/24.

Schéma du cycle de ByeNematode, l'acarien prédateur de nématodes à galles.

Maîtriser la pression parasitaire : l’enjeu des lâchers séquentiels

Pour bien mesurer l’importance de la régulation des nématodes, voici un chiffre clé : un seul nématode peut pondre jusqu’à 1 000 œufs en seulement 21 jours ! Face à une telle capacité de multiplication, une intervention ponctuelle ne suffit pas.

En effet, bien que les acariens se reproduisent naturellement dans la rhizosphère, leur cycle de développement reste moins rapide que celui des nématodes.

C’est pourquoi, pour maintenir une pression de prédation permanente et garantir une efficacité maximale, nous recommandons de réaliser plusieurs lâchers d’auxiliaires tout au long du cycle cultural.

Graphique en courbe de l'évolution dans le temps des populations de nématodes, avec ou sans lâchers d'acariens.

Une efficacité validée par l’expérimentation de terrain

L’expérience montre qu’en moyenne, trois passages d’acariens permettent d’épuiser progressivement les stocks de nématodes dans le sol. C’est un investissement stratégique offrant un véritable retour sur investissement : vous protégez votre potentiel de récolte tout en assainissant votre outil de production.

L’efficacité de ByeNematode® a été rigoureusement éprouvée en conditions réelles de production maraîchère. De nombreux essais menés en stations de recherche et chez nos producteurs partenaires confirment des résultats probants via l’analyse du chevelu racinaire en fin de culture.

Vous souhaitez consulter nos données chiffrées ? Contactez nos experts pour recevoir nos derniers rapports d’essais et comparatifs de performance !

De la recherche INRAe jusqu’aux champs

Créée en mai 2023 par deux chercheurs INRAe, Antoine Pasquier et Lucie Monticelli, EVA transforme les avancées scientifiques en outils opérationnels pour les exploitations. Forts de leurs racines agricoles, les fondateurs portent une ambition simple : faire en sorte que la connaissance agronomique ne reste pas dans les laboratoires, mais devienne un levier de performance durable pour chaque agriculteur. La première solution signée EVA, ByeNematode® qui permet de contrôler efficacement les ravageurs en culture sous abri, a été récompensée en 2026 d’un Sival d’argent.